1931 - La France exclue du Tournoi

samedi 16 novembre 2019 par Jean-Luc

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Suite aux problèmes récurrents de gouvernance du Rugby français (professionnalisme déguisé, racolage des clubs, luttes intestines au sein de la FFR) et aux brutalités constatées lors des matchs internationaux et dans le championnat, les britanniques décidèrent en 1931 d’exclure la France du Tournoi des Cinq Nations.
Ci dessous deux articles : l’un du « Midi Olympique » de février 2016 de Jérôme Prévot qui relate en détail les raisons de la décision, l’autre du « Miroir des Sports » du 23 avril 1930 de Marcel de Laborderie, un compte-rendu du match France/Galles. Le journaliste semble imputer les brutalités aux deux camps.
Les choses ont bien changées depuis... et c’est tant mieux.

Quand la France était virée du Tournoi

« Midi Olympique » du 22/02/2016
En 1931, les britanniques osèrent l’impensable : exclure les turbulents et vulgaires Français du Tournoi. Notre rugby faillit bien en mourir. Il garda en tout cas très longtemps les stigmates de cette sanction.
On a tendance à pleurnicher avec nos problèmes de calendrier, de droits télévisés, de budgets sur la corde raide. On en oublie parfois que ce n’est rien à côté de ce qui s’est passé voici quatre-vingts ans tout juste, quand le rugby français a traversé la plus grave crise de son histoire. Un coup de Trafalgar sous la forme d’une lettre arrivée par la poste au matin du 2 mars 1931 au siège de la FFR. Les quatre fédérations des Home Unions annonçaient la suspension de leurs relations avec le rugby français : « Au vu des conditions peu satisfaisantes dans lesquelles le rugby-football est dirigé et joué en France, ni nos fédérations, ni les clubs dépendants de notre juridiction ne pourront organiser de match avec la France ou les clubs français. » S’ils avaient voulu être lapidaires, les British auraient pu tout résumer dans une formule : « Vous êtes virés du Tournoi. » La décision était terrible car, depuis plus de dix ans, les Français étaient devenus une puissance du ballon ovale. Ils comptaient au moins une victoire sur les quatre autres nations mais ce rugby continental gênait les fondateurs du jeu, mais pas toujours pour de mauvaises raisons. Car dans l’Hexagone, on prenait de plus en plus de libertés avec les bonnes manières qui avaient toujours régi la bataille de l’ovale. Les Britanniques reprochaient en fait aux Français d’avoir ruiné le délicieux paradoxe qui faisait du rugby un sport de voyous pratiqué par des gentlemen. Ils nous accusaient d’en avoir fait platement un sport de voyous pratiqué par des voyous et, plus grave encore, d’y avoir introduit le diable : l’argent.

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Galles - France 1931

« Sauvagerie gratuite »
Tout avait commencé à partir des années 20. Le rugby français venait de gagner ses galons de sport populaire à la vitesse de la lumière. Mais ce rugby n’avait plus le même visage que son inspirateur : les étudiants de bonne famille avaient été rejoints par des bataillons de gars du « terroir », des paysans ou des ouvriers moins rompus aux « bonnes manières ». On disait même qu’Adolphe Jauréguy, la vedette des lignes arrière tricolores, était dégoûté par la façon de manger de certains de ses coéquipiers. En équipe de France aussi, le bon goût servait de frontière entre deux clans. En 1922, le XV de France avait fait sensation en décrochant le nul à Twickenham : 11-11, en marquant trois essais. Mais plus que la qualité du jeu, ce qui avait stupéfié les Anglais fut le cynisme avec lequel les Bleus avaient allègrement « bastonné » dans les regroupements avec deux « terreurs » nommées Sébédio et Lubin-Lebrère. A partir de ce jour-là, les Français furent épiés avec un soupçon d’incrédulité. Comment des invités peuvent-ils aussi mal se comporter ?

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Octave Léry
Premier Président de la FFR,
de 1920 à 1928.

Et les exemples allaient vite abonder : la finale des Jeux Olympiques de 1924 tourna au pugilat avec des Français vexés que leurs adversaires américains soient bien plus compétitifs que prévu. En 1927, l’arbitre écossais de France/Irlande est pris à partie par la foule de Colombes et ne doit son salut qu’à l’intervention de la police. Puis vint le France/Galles de 1930. L’envoyé spécial du « Western Mail » le résuma ainsi : « En matière de vraie brutalité et de sauvagerie gratuite, ce match ne peut pas être approché dans les annales. » Les Français étaient surmotivés car ils pouvaient gagner pour la première fois le Tournoi en cas de victoire et, dès le coup d’envoi, ça tomba dru. Dans le rôle des exécuteurs en chef, Sébédio et Lubin-Lebrère avaient été remplacés par Alex Bioussa et Jean Galia. Les Gallois choisirent de répondre du tac-au-tac et ce fut une boucherie avec, comme trophée principal, la sortie du talonneur HC Day, la face ouverte par un crampon de Galia. La tension était à ce point palpable que Cyril Rutherford, secrétaire de la FFR, fit même irruption sur le terrain pour parler à l’arbitre. Écossais d’origine, il comprenait confusément ce qui était en train de se jouer. Mais il ne sut pas avertir son président Octave Léry qui, lors du banquet, fit preuve d’une arrogance ou d’une naïveté incroyable.

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Horace Lyne
Ancien international gallois,
président de la WRU de 1906 à 1947.

Au lieu de la jouer profil bas, il demanda carrément l’entrée de la France dans l’International Board. Malaise dans la salle : son alter ego, le président Lyne venait, quant à lui, de souhaiter que de tels France/Galles ne se reproduisent jamais. Sans doute conscients de leur gaffe, les « fédérastes » allaient ensuite annoncer qu’Alex Bouissa ne serait plus jamais sélectionné sous le maillot bleu. Le sacrifice d’un joueur de 30 ans ferait bien l’affaire pour calmer ces British un peu trop collet monté. Mais l’aveuglement des dirigeants français semblait sans limite car ce que le problème de la violence avait ébauché, la question de l’argent allait le conclure en beauté. Un mois après le France/Galles, douze clubs parmi les plus prestigieux du rugby français, dont le Stade toulousain, faisaient sécession. Rien que ça ! Ils étaient excédés par l’« amateurisme marron » et l’esprit de compétition exacerbé qui régnaient dans le championnat français. C’était le bouquet, et la pièce décisive au dossier que les Britanniques montaient contre nous dans la pénombre.

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Jean Bourrel
Industriel,
maire et conseiller gén. de Quillan en 1929,
président de l’USQ

Traumatisme
Avec le recul, on se demande encore comment les patrons de la FFR ont pu autant se bercer d’illusions ; sans doute s’étaient ils laissés griser par la popularité grandissante de leur sport. Car dans les années 20 déjà, le rugby était devenu si médiatique que des industriels l’avaient choisi comme jouet ; le plus célèbre étant le chapelier Jean Bourrel, président mécène de Quillan. Les valises de billets circulaient allègrement dans le Sud-Ouest et le terrible Sébédio (encore lui) devenu entraîneur de Lézignan, avait brandi une liasse de « Pascal » au visage de Bourrel pendant la finale du championnat de 1929. Il voulait lui expliquer que tout ne s’achète pas dans la vie, mais on imagine l’impact de ce genre de scène sur les gardiens du temple britanniques. Si l’on ajoute des bagarres à répétition, la mort du jeune Agenais Michel Pradié après un plaquage du Palois Jean Taillantou en demi-finale du championnat, le cas français n’était plus plaidable en cet hiver 1931 quand les présidents des Fédérations anglaise, galloise, irlandaise et écossaise se rencontrèrent discrètement dans un hôtel de Londres, le 13 février.
Ils avaient, en plus, appris qu’avant le fameux France/Galles de 1930, les sélectionnés français avaient fait une sorte de stage de préparation à Quillan, violation flagrante des règles de l’amateurisme. Le soir du Galles/France (35-3) du 28 février, le président Lyne fit une drôle d’allusion que les dirigeants de la FFR ne voulurent pas dramatiser. Il leur restait trois jours de tranquillité. La lettre assomma les caciques de la FFR et leur nouveau président Roger Dantou. Octave Léry, averti par la presse, refusa d’y croire et, le plus tragique, c’est qu’il restait un match du Tournoi à jouer contre l’Angleterre. Les Français eurent la dignité de le gagner avec brio dans une atmosphère surréaliste. Une démarche désespérée se heurta à un mur. Du jour au lendemain, le rugby français se trouva banni de la scène internationale car le boycott s’étendait aux nations du Sud.

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Joseph Pascot
Ancien international,
Ministre des Sports sous Vichy.

Les conséquences de cette mise à l’écart furent énormes, car elle favorisa l’introduction en France du XIII, sport ouvertement professionnel. Jean Gallia en fut le missi dominici et le premier France/Angleterre attira 21.000 personnes au stade Pershing. Les jeunes talents comme Rousié, les Desclaux, Dauger allaient se convertir à cette nouvelle discipline pendant que le XV de France ne pouvait s’escrimer qu’avec des nations de second rang comme l’Italie, la Roumanie ou l’Allemagne. On ne comprend rien à la défense tatillonne de l’amateurisme des dirigeants ultérieurs de la FFR (jusqu’à Ferrasse) si l’on oublie le traumatisme causé par l’exclusion du Tournoi. Le XV était en train de mourir quand, dans le contexte de l’alliance franco-britannique face à Hitler, les Home Unions acceptèrent de reprendre les relations. Sauf que la défaite annula les retrouvailles. Le XV aurait pu ne pas se relever de ce contretemps mais le gouvernement Pétain vola à son secours. Son ministre des Sports, le colonel Pascot (ex-ouvreur international de l’USAP), supprima d’un trait de plume le XIII et donna la bouffée d’oxygène au XV. L’euphorie de la Libération fit le reste et le Tournoi reprit en 1947 sans que les British se départissent de leur rigorisme. Le brillant Jean Dauger, par exemple, fut cruellement privé d’une carrière internationale mais, quatre-vingts ans après la mise au piquet de 1931, devant certaines dérives du professionnalisme et avec un poil de nostalgie pour le « rugby d’autrefois », on se dit que cette gifle des maîtres d’école sourcilleux du rugby mondial avait aussi du bon.

Jérôme Prévot


APRÈS UN MATCH SANS MERCI, LES GALLOIS TRIOMPHENT, PAR 11 POINTS A 0, D’UNE ÉQUIPE DE FRANCE DÉPOURVUE DE TROIS-QUARTS DE CLASSE

LE MIROIR DES SPORTS - du 23 avril 1930

Rarement une rencontre internationale fut disputée avec autant de violence par les deux groupes d’avants. A la suite de cette défaite nos représentants perdent la première place du tournoi international.

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Le Miroir des Sports
23 avril 1930
Gallica

Tous les espoirs fondés sur l’équipe de France pour enlever la première place du tournoi international de rugby se sont piteusement effondrés, lundi, sur le terrain de Colombes ; battus, par 11 à 0, par leurs adversaires gallois, nos représentants ne peuvent guère invoquer des excuses à leur défaite. Quelques-uns objectèrent que la blessure de Magnanou, forçant le Bayonnais à jouer un rôle de second plan, n’a pu qu’affaiblir le groupement français ; en tous les cas, Magnanou, dont le jeu consiste essentiellement à défendre, n’aurait pu, même valide, donner du mordant aux attaques de nos trois-quarts, de la consistance à leur action.
Les avants français supportèrent à eux seuls tout le poids de la rencontre ; leur mérite n’est pas mince de n’avoir jamais faibli, d’avoir résisté jusqu’à la fin à la pression furieuse de leurs vis-à-vis. Bien souvent ils amorcèrent des mouvements offensifs, mais le jeu d’avants n’est pas en général un travail de réalisation ; il est le plus souvent un travail de préparation ; les avants martèlent la défense ennemie, la désagrègent, la désorganisent ; c’est aux trois-quarts qu’il incombe alors de terminer victorieusement l’action ébauchée.

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Lundi, les avants français se dépensèrent farouchement pour tenir leur rôle de préparation, mais la médiocrité des trois-quarts, la pauvreté étonnante de leur jeu de ligne réduisirent à néant ces efforts accomplis en vain.
Devant l’impuissance des lignes arrière il restait une ressource au capitaine de l’équipe de France : c’était de donner plus d’ampleur au jeu d’avants, de procéder uniquement par touches longues, par passes rapides, par déplacement de jeu ; mais entraînés dès le début à fournir un jeu serré, heurté, violent, les avants français ne surent pas se libérer de l’étreinte adverse : jusqu’à la fin, le jeu resta cantonné dans d’étroites limites, où se mirent à nu, avec une inconscience écœurante, les instincts de brutalité de quelques-uns. Surexcités par une atmosphère de bataille, les joueurs se laissèrent aller à des gestes de violence insensés : les poings n’étaient plus suffisants pour briser l’opposition adverse ; c’est par coups de pied dans les côtes ou dans la figure qu’essayaient de prendre l’avantage certains joueurs gallois ou français. Ainsi se caractérisa cette rencontre internationale tant attendue, dont l’enjeu — aussi important fut-il — ne pouvait légitimer l’emploi de pareilles violences.

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La première mi-temps avait déjà démontré la faiblesse des trois-quarts français ; il est vrai que Magnanou, diminué physiquement par sa blessure au genou, se partageait avec Graciet le rôle de demi d’ouverture, que Ribère tenait en renfort la place de trois-quart centre. Ces diverses dispositions ne pouvaient que créer une certaine confusion dans la ligne d’attaque française : on espérait donc qu’elle se dissiperait dès la deuxième mi-temps à la faveur de la décision prise par le capitaine de placer l’ailier Taillantou au centre. Magnanou à une aile, en laissant à Graciet le soin de jouer demi d’ouverture.

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Mais il n’en fut rien et l’avance prise par les Gallois à la première mi-temps, grâce aux trois points d’un essai marqué par l’avant Skym, ne paraissait pas devoir être comblée facilement par les nôtres. Seul un coup franc botté magnifiquement de la touche par Ambert faillit amener les deux équipes à égalité. La deuxième mi-temps se poursuivit avec une violence croissante ; les deux équipes étaient visiblement désireuses de gagner à tout prix : l’une, celle des Français, cherchait, coûte que coûte, à s’attribuer par une victoire la première place du tournoi ; l’autre, la galloise, défendait le pavillon britannique menacé dans son prestige. Mais, dans ce choc brutal de volontés exaspérées. l’équipe galloise conserva seule le contrôle de ses gestes : avants et trois-quarts continuèrent leur action et le jeu continua de se dérouler à l’avantage des Britanniques. Deux drop-goals, traduisant ainsi leur supériorité d’ensemble, portèrent la marque à 11 à 0 en faveur des Gallois.
Le premier fut le point final d’un mouvement d’ensemble, remarquable par la pureté de son style et l’esprit d’à-propos qui l’anima. Une attaque par passes ayant échoué a quelques mètres des buts français sur la touche gauche, le ballon, rapidement talonné par les avants, fut livré au demi de mêlée gallois Powell, qui d’une longue passe déplaça le jeu et servit son coéquipier Williams. L’attaque se poursuivit sur Morgan, qui, face aux poteaux, renonça à poursuivre l’offensive sur l’aile droite garnie de défenseurs et botta avec succès.

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Le second fut, quelques minutes après, l’œuvre de Powell ; le demi gallois, visiblement soucieux de reposer ses coéquipiers par de longs coups de pied en touche, désireux de ne plus lancer ses lignes arrière où Williams « groggy » ne pouvait plus tenir sa place avec sûreté, tenta directement, au sortir d’une mêlée, un drop-goal et le réussit.
Du coup, la victoire était bien acquise aux Gallois ; elle leur revint en définitive par 11 à 0, malgré un beau retour, dans les dernières minutes, des joueurs français : un essai marqué par Gérald, à la suite d’une attaque collective, fut refusé par l’arbitre, M. Hallewell, on ne sait pourquoi. Il est vrai qu’en dehors de cet incident, d’ailleurs sans influence sur le résultat, M. Hallewell arbitra avec maîtrise un match pourtant difficile à diriger. Cinq fois, M. Hallewell arrêta le jeu pour faire des observations à des joueurs français ou gallois ; c’est la première fois à notre connaissance, que, dans un match international de rugby l’arbitre a besoin de rappeler les joueurs à une plus saine conception du jeu.

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Nous avons dit tout le mérite des avants français, dont l’énergie se déploya jusqu’à la dernière minute. Une fois de plus, Galia y tint la place la plus brillante ; le Quillanais domina tous ses partenaires et rivaux par la puissance de ses départs, ses percées, son efficacité. Ribère, fortement contusionné à une épaule en première mi-temps, ne joua qu’un rôle effacé ; Ribère, joueur fin, ne pouvait d’ailleurs que mal s’accommoder de ce jeu brutal. Choy se mit en évidence par quelques bons départs. Bioussa, violent, irritable, fournit un jeu destructif sans merci.
Les demis gallois dominèrent leurs vis-à-vis. A la mêlée, Powell joua, au début, avec nonchalance, mais par la suite avec une rare intelligence. Ses passes, renversées étaient exécutées avec rapidité : il est vrai que les trois-quarts gallois ne surent pas profiter des avantages que leur assuraient le bon talonnage des avants et l’action avisée de Powell ; pourtant, le blond « Cantab » Morgan et son coéquipier Davey amorcèrent souvent des mouvements variés, mais leur jeu manquait de fini.
A l’arrière, Piquemal, irrégulier, fut toutefois aussi sûr que son vis-à-vis Scourfield.
MARCEL DE LABORDERIE. [1]

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21 avril 1930 - France/Galles

Les deux équipes étaient ainsi composées :
ÉQUIPE DE FRANCE. — Arrière : Piquemal (Tarbes) ; trois-quarts : Taillantou (Pau), Gérald (R.C.F.), Graciet (A.S. Bourse), Samatan (Agen) ; demis : Magnanou (Av. Bayonnais), Serin (Béziers) ; avants : Bioussa (Stade Toulousain), Galia (Quillan), Ribère (Quillan), Camel (T.O.E.C.), Majérus (Stade Français), Choy (Narbonne), Ambert (Stade Toulousain), Bousquet (Albi).
ÉQUIPE DE GALLES. — Arrière : Scourfield ; trois-quarts : Jones, Davey, Morgan, Boon ; demis : Williams, Powell ; avants : Jenkins, Day, Arthur, Lemon, Jones, Fender, Peacock, Skym.

Trois photographies qui donnent une idée de la violence du match et des nombreuses irrégularités de jeu, imputables autant aux Gallois qu’aux Français. Les 52.000 spectateurs qui purent pénétrer dans le stade furent péniblement impressionnés par la brutalité de la partie.

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Voir aussi :

[1journaliste ancien trois-quart centre du Racing et du XV de France





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